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Le Béryl - Club de géologie de Tournefeuille (31 - Haute Garonne)

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EVOLUTION DE L’HOMME

Par Germaine Castan - Club de géologie de Tournefeuille "Le Béryl"

L’histoire de l’Homme avant l’apparition de l’écriture, ne peut-être reconstituée que d’après des traces. Celles-ci peuvent être des restes d’une activité humaine laissés sur un support matériel ( pierres taillées,, parois gravées ou peintes, objets…) ou des traces laissées dans l’environnement et encore observables ( empreintes de pieds dans la boue qui se fossilise, restes de foyers ou d’habitations, amas de détritus, reste de cuisines avec des os rongés, cassés ou calcinés…)

 

Pour identifier les auteurs de ces traces, on a des restes de corps : os, dents, cheveux.

1 – POURQUOI UNE ESPECE VA-T-ELLE EVOLUER ?

Il y a plusieurs causes possibles :

  • Le choix des reproducteurs: Le critère dominant dans le monde animal est la force. Ce choix, poussé à l’extrême, peut aboutir à une impasse comme chez le cerf des marais dont l’envergure des bois a fini par atteindre 3 m.
  • Une mutation peut se produire, mais elle est rarement bénéfique.
  • Les changements d’un milieu

C’est cette dernière hypothèse qui est la plus vraisemblable pour l’évolution de l’Homme. Le mouvement des plaques tectoniques se poursuit et le climat change. Il y a 8 millions d’années, en Ethiopie, une sècheresse importante s’installe et la forêt laisse la place à la savane. Cette plaine herbeuse attire de nombreux herbivores ainsi que des carnivores. Le singe anthropoïde doit s’adapter pour survivre à ce nouvel environnement. C’est une proie facile pour les lions et les Dinofelis aujourd’hui disparus. 

2 – LES AUSTRALOPITHEQUES

Les Australopithèques vivaient à la lisière de la forêt et se déplaçaient plus souvent sur le sol que dans les arbres. Le corps se redresse et le squelette se modifie.

Le pouce n’est plus opposable aux autres doigts comme le montre l’empreinte de leurs pieds : ils sont bipèdes.

Ce crâne d’enfant, dit crâne de Taung, fut le premier à être découvert, en 1926. Il dût attendre près de 30 ans dans un musée la découverte de Lucy avant que les archéologues s’y intéressent à nouveau.

Le squelette de Lucy est très célèbre car le nombre d’os retrouvé est tout à fait exceptionnel.

Le squelette de son crâne reste encore très proche de celui du singe Anthropoïde, comme on peut le voir sur celui del’ Australopithécus africanus.

Avec ce nouvel habitat, les dangers augmentent. Il était la proie des grands fauves, comme le montre ce crâne d’enfant percé de deux trous probablement dus aux dents de ce Dinofelis. Il est donc obligé d’inventer de nouveaux moyens de défenses  et son intelligence croît avec les difficultés. Il se sert d’outils tels que bâtons, pierres…mais avec une utilisation immédiate. C’est la raison pour laquelle on ne les retrouve pas.

Il vit en groupe, ce qui augmente ses chances de survie. Son langage doit être très rudimentaire, mais assez riche pour la cohésion du clan. Son ouie est fine et ils semblent utiliser plus la vue que l’odorat.
   Capacité crânienne : entre 350 et 450 cm3

   Taille : de 1,20 à 1,50 mètres

Les Australopithèques apparaissent à l’Est et au Sud de l’Afrique, le long du sillon éthiopien, il y a 4 millions d’années. Leur évolution se poursuit pendant près de 2 millions d’années. Un des derniers connus, l’Australopitecus garhi, commence à tailler des pierres.

Il existe plusieurs espèces. Les plus connus sont :

Australopithecus anamensis
Australopithecus afarensis
Australopithecus africanus
Australopithecus garhi
Australopithecus bahrelghazali

Les Paranthropus sont également classés dans les Australopithèques.

ET = Ethiopie
KE = Kenya
TZ = Tanzanie
TD = Tchad
ZA = Afrique du sud

3 – L’HOMO HABILIS

Homo habilis

signifie Homme adroit. Ce sont des cousins de l’Australopithèque. Il a la même répartition géographique que lui et vit entre 2,4 à 1,6 millions d’années. Il disparaît sans laisser de descendant. Sa taille est de 1,60 mètres et son régime alimentaire est celui d’un omnivore.

Il a en gros, le même mode de vie, mais il fait des outils taillés, ce qui implique déjà de la réflexion : choisir la pierre, du silex si possible, repérer l’angle de frappe. La capacité crânienne a encore augmenté : de 600 à 760 cm 3.

Son faciès reste bestial.

Remarque :

L’évolution de l’Homme peut aussi se mesurer à sa faculté de se projeter dans l’avenir et dans le passé.
L’Australopithèque utilise un outil ( caillou, bâton…) dans l’instant.
L’Homo habilis façonne un silex pour l’utiliser quelques jours ou quelques semaines.
L’Homme de Neandertal fait des peintures, des objets qui lui survivront.
L’Homme moderne cherche l’origine et le futur de l’Univers. Il parle donc en milliards d’années.

4 – L’HOMO ERECTUS

L’Homo erectus est l’Homme qui est érigé, qui se tient droit. Il a maintenant acquit une bipédie parfaite. Il est arrivé sur Terre il y a 2 millions d’années et c’est éteint vers 250 000 milles ans. On retrouve sa trace au Kenya, sur les rives du lac Turkana.
Il fabrique des outils par percussion et perfectionne la technique de l’Australopithèque. Il résout des problèmes, construit des huttes et utilise en fait plus souvent son cerveau que ses muscles. Sa capacité crânienne va de 850 à 1 000cm3 et sa taille varie de 1m60 à 1m80.

Il mène une lutte acharnée pour sa survie contre les bêtes féroces et contre les incendies de la savane. Il apprivoise le feu et s’en sert pour cuire ses aliments, pour se chauffer et pour lutter contre les fauves. La maîtrise du feu est un pas de géant : il commence à dominer son environnement. Il commence à migrer dans d’autres régions.
Il s’éteint il y a 500 000 ans sans descendance : ce n’est toujours pas notre ancêtre direct.

Il existe plusieurs types d’Homo erectus :

En Asie :
Le Pithécanthrope ou Homme de Java
Le Sinanthrope ou Homme de Pékin
En Afrique :
Homo ergaster
En Allemagne :
L’Homme d’Heidelberg

C’est l’ancêtre probable des néanderthaliens. L’homme de Montmaurin, de Tautavel et d’Aurignac sont considérés comme des prè-néanderthaliens.

5 – L’HOMO SAPIENS

L’Homo sapiens peut être divisé en deux espèces :

  1. Homo sapiens neanderthalensis
  2. Homo sapiens sapiens
Neandertal Sapiens

Neandertal Sapiens

Homo sapiens neanderthalensis

Les néandertaliens tirent leur nom de la vallée de Néandertal en Allemagne où on a trouvé les premiers crânes. Ils ont vécu entre 1 million d’années et 25 000 ans. Son aire géographique se situe principalement en Europe. Plus tard il migre vers le moyen orient, jusqu’en Sibérie. Les derniers ont été découverts en Espagne et au Portugal.
Plus grand que l’homo sapiens, sa capacité crânienne est également bien développée. La gorge se modifie et un langage mieux articulé peut se mettre en place.
Il a une vie sociale plus complexe que les précédents. Il enterre ses morts en position fœtale ce qui n’est pas une position naturelle comme le montre la tombe découverte à la Chapelle aux Saints. On trouve dans ces sépultures des outils, des éléments de parure et même des fleurs, ce qui permet de supposer qu’il a déjà des préoccupations spirituelles. A-t-il pratiqué le cannibalisme rituel ?

C’est un artiste et c’est à cette époque qu’on a découvert les premiers instruments de musique.

Le tableau suivant montre que ces différentes espèces se sont côtoyées parfois pendant des temps assez longs. On ne pense pas, actuellement, qu’il y ait eu procréation entre eux, pour des raisons génétiques.

Sa disparition reste mystérieuse et plusieurs hypothèses ont été avancées.

  • Des maladies ou même des épidémies.
  • Le froid l’oblige à se réfugier vers le sud et entre en concurrence avec d’autres. Deux espèces dans une même niche écologique, c’est fatalement une de trop. Ce sont tous les deux des chasseurs et de cueilleurs ; ils entrent donc en compétition.
  • L’Homo sapiens sapiens est peut être plus adaptable que lui ou mieux armé et finit par le supplanter pacifiquement …ou non.

L’Homo sapiens a certainement appris beaucoup de choses de lui.
Le plus célèbre est l’homme de Tautavel, dans l’Aude, qui a vécu Il y a 30 000 ans.

L’Homo sapiens sapiens

C’est l’homme sage, celui qui sait.
Il est agile, intelligent et adaptable.
L’homme de Cro-Magnon est notre ancêtre direct ; c’est celui qui nous ressemble le plus. C’est lui qui a peint entre autre, la grotte de Lascaux.



De l’Australopithèque à l’homo sapiens, le volume cérébral n’a cessé d’augmenter comme l’indique le schéma suivant :

La forme du crâne se modifie. Il s’arrondit et se développe vers la face frontale. Sa capacité crânienne est de 1 400 cm3,donc comparable à celle du Néandertalien.
Lorsqu’on trouve un crâne fossile on mesure le volume de l’encéphale et non la surface des hémisphères cérébraux. Ce sont eux, qui, au cours de l’évolution des vertébrés, se développent le plus.

Le cerveau, constitué par ces deux hémisphères, est le support de la sensibilité consciente, des mouvements volontaires et de l’activité psychique. Sa surface a donc plus d’importance que le volume de tout l’encéphale. En observant celui de la souris, du chat et de l’Homme, on voit apparaître des sillons de plus en plus profond, ce qui augmente considérablement sa surface. Chez l’Homme elle est estimée à 1,6 m2.

souris chat homme



Cette dernière image peut nous aider à imaginer notre futur. Serions-nous dans une phase de sur-évolution ?




Références

Tout savoir sur les Hominidés : http://www.hominides.com/
De Toumai à Homo sapiens : http://www.dinosoria.com/homme.htm
L'encyclopédie Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
Lascaux : http://www.perigord.tm.fr/prehistoire/lascaux/index.htm

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